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Date de création : 29.04.2013
Dernière mise à jour : 19.11.2014
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Comores : Séparatistes, les comoriens ont-ils oublié ?

Publié le 13/02/2014 à 12:28 par hubulwatani Tags : vie moi monde homme chez enfants roman mort création travail femmes bande voiture
Comores : Séparatistes, les comoriens ont-ils oublié ?

Photo : Jeune homme torturé par les milices de Mohamed Bacar en Février 2008

Nourdine Bourhane et Boléro ont entrepris une campagne de réhabilitation des anciens partisans de Mohamed Bacar à Anjouan.  Jaffar Salim, l’ancien Ministre de l’Intérieur de Mohamed Bacar, a annoncé la création d’un parti des anciens séparatistes qui sera allié à la mouvance présidentielle d’ikililou. Des réunions dans ce sens se sont tenues à la Coordination du Gouvernement de l’Union à Mutsamudu. Jaffar Salim s’est récemment rendu à Moroni où il a été reçu par Boléro qui lui avait attribué un garde de corps. Un des anciens milices séparatistes du nom de Halidi wa ba pouroukou n’arrête pas de se vanter à Mutsamudu, devant qui veut bien l’écouter, qu’il reçoit du crédit téléphonique de Comores télécom sur son portable e t qu’il a le numéro de portable d’Ikililou qu’il peut appeler quand il veut. La récente nomination de Mohamed Jaffar de Sima, ancien séparatiste à la Direction Nationale de l’APC va dans le même sens. On se souvient qu’Ikililou avait donné le la en nommant le Dr Anliane dans son premier Gouvernement, alors que celui-ci est bien connu pour être un des fervents partisans de Mohamed Bacar. La question est de savoir comment tout ceci est perçu par la population comorienne, notamment par la population d’Anjouan.

Si les Gouvernements comoriens ont passé par pertes et profits les différents crimes et délits de l’équipe Bacar vis-à-vis de l’Etat comorien dont :

-        L’atteinte à la sureté de l’Etat ;

-        La création d’une milice armée ;

-        L’attaque de la Présidence de l’Union à Hombo ;

-        L’attaque de l’AND et la prise en otage de militaires comoriens ;

La population comorienne, notamment celle d’Anjouan est elle prête d’oublier les souffrances qu’elle a endurées par le régime de Mohamed Bacar ?

-        Les arrestations arbitraires et les détentions dans des conditions inhumaines;

-        Les tortures (bastonnades sur les pieds);

-        Les viols des femmes et des hommes ;

-        L’exil vers Mohéli et la Grande Comore;

-        La cavale dans les forêts d’Anjouan pour fuir la milice

Témoignages :

Moroni, lundi 3 mars 2008 (HZK-Presse) – Les jours se suivent et se ressemblent pour les anjouanais soumis depuis plusieurs semaines à une accentuation des exactions du colonel Bacar et ses hommes. Chaque minute dans la vie des habitants de l’île, c’est une dose de souffrance qui s’ajoute à leur quotidien.

Comme si la faim et les pénuries des produits pétroliers ne suffisaient pas, la population de l’île rebelle doit subir régulièrement les arrestations arbitraires et les bastonnades des milices du président autoproclamé de l’île, qui semble supporter de moins en moins la contestation.

Le dernier en date, est un professeur d’éducation physique originaire de la ville de Domoni. A l’hôpital El-Maarouf où il est admis depuis le matin de ce dimanche dans un état jugé lamentable. Deux bras et une jambe sont fracturés. Les traces laissées sur son dos témoignent de la cruauté des fouets qu’il a reçu lors de son séjour dans les geôles de Bacar.

Alors que ses deux bras sont plâtrés, sa jambe trop enflée est enroulée d’une bande alcoolisée. Pour passer aux toilettes, quatre ou cinq personnes sont nécessaires pour le soulever à défaut de faire ses besoins sur le lit.

« Mes bras sont cassés au moment où je protégeais ma tête. Des hommes en cagoules entraient régulièrement dans le lieu de détention pour me tabasser », raconte les larmes aux yeux, Attoumani Mohamed Mdéré, ce professeur d’éducation physique.

L’homme est admis à l’hôpital de Domoni après 6 jours de détention et de tortures. Alors qu’il a obtenu les premiers soins depuis ce centre hospitalier de la deuxième ville de l’île, les médecins d’El-Maarouf proposent de tout recommencer.

« On va probablement enlever les plâtres pour effectuer d’autres radiographies. On veut s’assurer de l’état du patient. Il croyait qu’il avait une entorse au niveau de la jambe alors qu’il peut avoir une fracture », affirme une infirmière qui suit le malade à l’hôpital El-Maarouf.

Ce père de deux enfants paie pour ses activités politiques. Aux dernières élections législatives, Attoumane Mohamed s’était présenté comme un adversaire du candidat de Bacar. Depuis, « il est considéré comme un ennemi au régime séparatiste ».

« J’étais chez moi avec mes enfants au retour du travail lorsqu’ils m’ont arrêté. 25 soldats sont arrivés chez moi, armés jusqu’aux dents pour m’embarquer », dit-il depuis le lit de l’hôpital après un passage par Mohéli.

« On était trois à être arrêtés mais c’est moi qu’ils ont gardé le plus longtemps. Dans la voiture même, ils ont commencé à nous battre. On était à moitié fini en arrivant dans le centre de détention. On a subi des tortures que je ne peux pas décrire. C’est du jamais vu. Il fallait que je fasse semblant d’être mort pour qu’ils m’abandonnent », témoigne Attoumani, la quarantaine, qui ressent un soulagement de se retrouver à Moroni.

Blessé mortellement et affaibli, personnes ne de sa famille ne savait là où il est était détenu. Son père, un ancien a dû batailler et même négocier au prix fort avec la force de gendarmerie anjouanaise (FGA) en versant la somme de 200 000 francs, pour obtenir sa libération.

Mais étant laissé en liberté provisoire, il ne pouvait pas quitter l’île pour venir se soigner à Moroni. « Les responsables politiques de la ville avaient donné des consignes pour que personne ne m’accepte à bord de sa pirogue sous peine de voir son embarcation confisquée. J’ai alors payé 60 000 fc et le pétrole au passeur pour pouvoir monter à 3 heures du matin », déclare Attoumani qui a pu quitter clandestinement l’île avec l’aide de son frère. 

Ahmed Abdallah

hzkpresse

 

Autre témoignage :

La torture s’amplifie dans l’île et fait fuir tout le monde

 Moroni, lundi 6 mars 2008 (HZK-Presse) Il s’appelle Naidine Abdallah et est âgé de 36 ans. Cet homme aux allures d’un sportif plutôt musclé, originaire de Barakani, le village natal du colonel rebelle Mohamed Bacar, a été admis au service des urgences de l’hôpital El-Maarouf de Moroni hier lundi aux environs de 18 heures.

Les milices séparatistes l’avaient arrêté mardi 26 février. Son séjour dans les geôles de Koki, le tristement célèbre camp de torture des autorités anjouanaises, le marquera à jamais. Ses pieds bien mis à mal mettront du temps avant de pouvoir le porter, si jamais un jour, ils s’avisent de le faire.

Ce costaud a eu de la chance : il a réussi à quitter le camp, vivant, pour joindre l’île de Mohéli par les moyens de bord avant d’être transférés à la Grande-Comore, ce lundi, en fin d’après midi.Naidine Abdallah figure sur une liste d’une centaine d’Anjouanais supposés être des opposants à M. Bacar et donc recherchées.

Certains qui ont échappé – et pour combien de temps encore – sont dans la clandestinité. D’autres ont quitté la gigantesque prison qu’est devenue Anjouan pour trouver refuge dans les deux autres îles sœurs.

Naidine est la deuxième personne après le jeune de Domoni à sortir des geôles de Bacar avec les jambes et les bras fracassées. Des actes dénoncés par plusieurs associations notamment la Fédération comorienne des droits de l’homme (FCDH).

Tel qu’il nous a apparu, quand on lui a rendu visite quelques heures après son admission à El-Maarouf, le jeune homme nous a semblé avoir été soumis à la fameuse torture consistant à chanter et à danser debout sous les coups de crosses de fusils actionnés par au moins huit miliciens, commandés par AD.

AD est le chef des brigades de sécurité qui reçoit directement les ordres de l’ex-chef de l’exécutif de l’île autonome, dont la réélection le 10 juin 2007 est contestée par le gouvernement central et l’ensemble de la communauté internationale.

Depuis l’annonce fin janvier d’un débarquement militaire de l’armée nationale de développement, par le chef de l’Etat, les violations des droits de l’homme se multiplient à Anjouan, poussant de nombreux habitants chercher refuge dans les autres îles. 

 M. Hassani

030308/mh/hzkpresse/21h00

 

 

hubulwatani

le 13 février 2014

 

Commentaires (1)

zidou le 13/02/2014
Ikililou, le relais qui rassure. La réhabilitation des séparatistes est une opération entamée par Sambi (feu Ibrahim Abdallah nommé responsable des affaires arabes, Colonel Halidi Charif nommé commandant de la Gendarmerie Nationale) et amplifiée par son dauphin Ikililou. Ikililou et Sambi blanc bonnet et bonnet blanc


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